Quelques astuces de rénovation pour une maison plus écolo !

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Rénover sa maison est une étape indispensable si l’on souhaite mettre à jour et moderniser ses systèmes et ses installations, mais aussi revaloriser et préserver son patrimoine. Aujourd’hui, rénover sa maison c’est aussi la mettre aux normes environnementales en matière de consommation énergétique et faire en sorte qu’elle réponde aux critères actuels de protection de l’environnement. Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution environnementale, l’État français s’est en effet engagé à respecter les directives européennes visant à réduire la consommation d’énergie des foyers d’au moins 32,5% d’ici à 2030. Nous commencerons par un rappel des aides financières accordées par le gouvernement pour inciter à la réalisation des travaux de rénovation, puis considérerons les travaux de réhabilitation considérés comme écologiques.

Les aides financières à la rénovation énergétique

Les travaux de rénovation énergétique sont fortement encouragés par le gouvernement dans l’optique de limiter le gaspillage d’énergie lié aux installations vétustes trop énergivores et de répondre aux conditions imposées par Bruxelles concernant l’empreinte carbone des foyers de l’Union européenne.

Les aides financières à la rénovation énergétique ou écologique concernent tous les travaux permettant une meilleure isolation de l’habitat (que nous détaillerons plus bas), une amélioration des systèmes de chauffage et de régulation de la température et l’utilisation de matériaux écologiques. Cela recouvre donc de nombreux travaux incluant par exemple la rénovation d’une façade en utilisant des matériaux isolants améliorant la performance thermique de l’habitat, ou encore l’aménagement de combles si des travaux d’isolation sont effectués en même temps que l’aménagement de la pièce.

Les aides accordées par l’État prennent en compte la nature des travaux, mais aussi, pour certaines, le pourcentage d’économie énergétique réalisée et bien sûr d’autres critères tels que les revenus du foyer fiscal.

La Prime Énergie

Parfois appelé « Certificat d’Économies d’Énergie », ce dispositif octroyé sous forme de prime indexée sur le revenu du foyer permet de réaliser, entre autres, des travaux de rénovation énergétique améliorant l’empreinte carbone d’une habitation. Elle est versée sous forme d’un chèque annuel qui peut-être directement déduit d’une facture de rénovation si les travaux sont effectués par une entreprise RGE (Reconnue Garante de l’Environnement).

L’éco-Prêt Taux Zéro (Éco PTZ)

Il s’agit d’un prêt accordé aux propriétaires de logements de plus de deux ans leur accordant sous certaines conditions une somme comprise entre 7 000 € et 30 000 € suivant le type de travaux. Ces derniers doivent impérativement contribuer à une amélioration de la performance énergétique de l’habitat.

Ma Prime Rénov’

Anciennement appelée Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE), Ma Prime Rénov’ 2020 est désormais sans condition de ressources et calculée en fonction du coût des travaux de rénovation énergétique, et plafonnée à 20 000 € sur 5 ans.

Les aides de l’ANAH

Plusieurs solutions de prise en charge d’une partie du montant des travaux de rénovation énergétique sont proposées aux propriétaires de logements anciens pour lutter contre les installations vétustes et énergivores. La prise en charge va de 25% à 50% du montant des travaux à condition que ceux-ci soient effectués par une entreprise ou un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

La TVA à 5,5% ou 10%

La TVA à taux réduit sur les travaux de rénovation énergétique qui concerne les logements construits depuis plus de 2 ans est appliquée sur présentation d’une facture de travaux effectués par une entreprise agrée.

Notez que certains de ces dispositifs sont cumulables, mais pas tous : il est préférable de se faire conseiller par un professionnel. Vous trouverez également de nombreux conseils sur energie-info.fr, le site d’information du médiateur national de l’énergie.

Vous l’aurez compris, les travaux de rénovation à visée écologique à savoir l’amélioration de la performance énergétique de l’habitat ou l’utilisation des matériaux écologiques pour moderniser son logement sont largement encouragés par le gouvernement au travers d’aides multiples octroyées aux propriétaires occupants ou bailleurs. Une magnifique manière d’améliorer le confort et d’augmenter la valeur de son habitation tout en faisant un geste pour la planète !

Une maison (plus) écologique, qu’est ce que c’est ?

Une maison plus écologique peut être définie par plusieurs critères :

  • C’est une maison pensée en amont de la construction pour maximiser les sources d’énergie passives : terrain bénéficiant d’une bonne exposition, présence éventuelle de ressources à proximité (rivière ou point d’eau naturel), ouvertures situées intelligemment pour limiter les déperditions thermiques et maximiser l’exposition solaire, etc.
  • C’est aussi une maison construite avec des matériaux et des techniques écologiques respectueux de l’environnement, et dont l’accent a été mis sur une excellente isolation de l’enveloppe du bâti pour éliminer les fuites énergétiques.
  • C’est une maison élaborée pour consommer peu ou pas d’énergie voire même en produire.

Lorsque l’on rénove une maison ou un appartement existants, on n’est pas obligé de tout reprendre à zéro, mais l’idée est de corriger les défauts, particulièrement les défauts d’isolation responsables des ponts énergétiques, et de remplacer les installations vétustes, le tout en utilisant des matériaux écologiques non – ou moins – nocifs pour l’environnement.

Quelles rénovations pour une maison plus écologique ?

La rénovation écologique d’une maison ancienne se fait généralement en estimant les travaux prioritaires et ceux qui peuvent attendre un peu.

Travaux d’isolation thermique

Les travaux visant à isoler thermiquement une maison « passoire » qui subit des déperditions de chaleur et des entrées d’air froid sont souvent prioritaires, tant la perte énergétique et la surconsommation qui en découle pour compenser produisent des dépenses incontrôlables pour le foyer.

Eh oui, c’est logique : lorsque l’on sent le froid dans une maison et que l’on peine à la chauffer, on pousse les radiateurs au maximum pour tenter de rendre son foyer confortable ! Mais attention aux factures ! Les déperditions thermiques sont un des fléaux des maisons anciennes ou construites il y a plus de dix ans.

Imaginez plutôt, on considère qu’elles peuvent atteindre 30% au niveau de la toiture, 20% au niveau des murs et des ponts thermiques, 15% par les vitres et 10% par le sol. Bref, à moins que vous n’ayez entrepris une construction ou une rénovation énergétique avec le souci d’isoler parfaitement votre habitation, il y a de fortes chances pour que vous jetiez chaque mois votre argent par les fenêtres !

Lorsqu’on parle d’isolation thermique, on parle :

  • D’isoler l’enveloppe du bâtiment pour qu’elle soit thermiquement étanche : toiture, combles, sols, murs, jointures et ponts thermiques. On utilise bien sûr des matériaux écologiques isolants pour y parvenir : le liège, la laine de chanvre, la fibre de bois ou encore l’ouate de cellulose sont très performants et existent sous forme de panneaux à clipser ou de rouleaux à coller. Il existe également des produits isolants sous forme de mousse écologique à projeter contre les parois, tels que l’Icynene certifié écologique et composé à 99% d’air qui permet une isolation performante de tous les types de surfaces.
  • De changer ses fenêtres, ses vitrages et/ou ses portes pour qu’elles offrent une meilleure étanchéité à l’air et choisir des joints métalliques plutôt que silicone pour une performance égale et une empreinte écologique moindre.
  • D’installer une ventilation VMC à simple ou double flux pour assurer la bonne circulation de l’air dans l’habitation.

Lisez également : isolation des fenêtres : 10 conseils et solutions pratiques

Amélioration des équipements de chauffage et de chauffe eau

Le second poste de rénovation énergétique concerne généralement l’amélioration ou le changement du système de chauffage pour le rendre performant et aussi écologique que possible.

Il existe désormais des systèmes de chauffage offrant d’excellentes performances thermiques tout en étant moins énergivores ou utilisant les énergies non fossiles. Parmi eux, on trouve :

  • Une pompe à chaleur géothermique, qui puise l’énergie disponible en profondeur, au niveau du sol. Si elle requiert pas mal de travaux d’installation, elle offre ensuite un chauffage performant et alimente également le foyer en eau chaude, vous permettant de réaliser des économies d’énergie importantes.
  • Une chaudière biomasse fonctionnant grâce à des résidus organiques (sciures de bois, déchets organiques divers) permet également de distribuer la chaleur grâce à un circuit classique de chauffage central et présente un faible taux d’émission de CO2.
  • Des systèmes de chauffage solaires grâce à l’installation de capteurs solaires photovoltaïques pour le chauffage ou l’alimentation de l’eau chaude soit en relais soit, si vous vivez dans une région ensoleillée, en chauffage principal.
  • Des systèmes et appareils complémentaires, alliant plusieurs sources d’énergie renouvelable, capables de produire de l’énergie pour le foyer afin d’obtenir une maison passive, aussi appelée maison bioclimatique. On pense au couple pompe à chaleur et panneaux photovoltaïques par exemple, capable de produire suffisamment d’énergie pour les besoins de du foyer, mais aussi de générer un excédent à revendre.

Sur un thème proche : Comment connaître la note énergétique de son logement ?

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